Le Montespan / Jean Teulé.- Julliard, 2008
Après une
trilogie consacrée aux poètes Rimbaud, Verlaine et François Villon, Jean Teulé
s’intéresse dans ce nouveau roman à Louis-Henri de Pardaillan de Gondrin,
marquis de Montespan.
C’est en 1663 que celui-ci épouse
Françoise de Rochechouart de Mortemart. Le couple très amoureux est heureux,
mais désargenté. Un oncle de Louis-Henri a frondé et éloigné sa famille de la
Cour et des faveurs royales. Le marquis, qui ne manque pas de courage,
s’efforce d’attirer l’attention de Louis XIV sur les champs de bataille, mais
les occasions de s’illustrer font défaut. Pendant que son mari est à la guerre,
Françoise, qui se fait appeler Athénaïs, est introduite à la Cour. On y
remarque sa beauté et son esprit. Elle devient rapidement dame d’honneur de la
reine, puis favorite du roi qui délaisse pour elle Mademoiselle de La Vallière.
Bien loin d’apprécier la situation et de profiter des faveurs que lui accorde
alors Louis XIV, le marquis n’hésite pas à provoquer le Roi-Soleil. Il brise
son épée à la tête du monarque, pour lui signifier qu’il ne le servira plus et
fait orner son carrosse de cornes. Cette résistance lui vaut d’être enfermé par
lettre de cachet –sans procès et sans durée déterminée-, puis tenu de rejoindre
ses terres de Guyenne et d’y rester sous peine de mort. En dépit de la
séparation, il restera amoureux de son épouse jusqu’à sa mort en 1691…
Lu en avril 2008
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